ETF SMI ou SPI : quel indice suisse choisir pour son portefeuille ?

31 juillet 2026 · ETF

Illustration à l'encre bleue : trois hautes tiges poussent côte à côte sous une longue règle horizontale. Un personnage debout sur la règle taille au sécateur la pointe de la plus haute, exactement au niveau de la règle, tandis qu'une masse de tiges basses s'étend à droite. Une étiquette suspendue porte la mention 18%.

Le SMI et le SPI ne mesurent pas la même chose, et la différence n'est pas celle qu'on croit. Le débat se pose presque toujours en termes de diversification : vingt sociétés d'un côté, plus de deux cents de l'autre. C'est vrai, et c'est secondaire. La vraie différence est ailleurs, dans deux choix de construction que personne ne lit dans les fiches produit : le SMI publié partout est un indice de prix, qui ignore les dividendes, alors que le SPI les réinvestit. Et le SMI applique depuis 2017 un plafond de 18 % qui vend mécaniquement ses gagnants chaque trimestre. Voici ce que ces deux règles changent réellement pour un investisseur suisse, et pourquoi passer du SMI au SPI ne résout pas le problème que la plupart des gens cherchent à résoudre.

Le SMI que vous voyez partout ne compte pas les dividendes

C'est le point le plus lourd de conséquences, et il n'apparaît nulle part dans les comparateurs.

Le SMI diffusé par la presse, affiché par les banques et repris par les plateformes est un indice de prix. Il additionne les cours de vingt sociétés et s'arrête là. Quand Nestlé verse son dividende, le cours décroche du montant versé, et le SMI enregistre cette baisse sans jamais enregistrer l'encaissement.

Le SPI, lui, est un indice de performance : les dividendes y sont réinvestis dans les titres qui les ont versés. C'est sa définition même, et c'est pour cela que SIX le désigne comme l'indice de référence des fonds.

Il existe bien une version du SMI dividendes compris, appelée SMIC, pour *SMI Cum Dividend*. Elle est publiée, mais personne ne la cite. Le chiffre du journal de 19 h, c'est le SMI nu.

La conséquence est immédiate. Mettre côte à côte la performance du SMI et celle du SPI sur dix ans est un exercice sans signification : l'un a été privé de ses dividendes pendant dix ans, l'autre non. Sur un marché dont le rendement du dividende se tient historiquement autour de 3 % par an, l'écart mécanique se compte en dizaines de points cumulés. Il ne dit rien sur la diversification, rien sur la qualité des deux paniers, rien sur ce qu'il faut acheter. Il dit seulement qu'on a comparé deux règles de calcul différentes.

La comparaison honnête est SMIC contre SPI. Elle est nettement moins spectaculaire.

Une précision qui rassure : cette histoire ne concerne que les indices, pas les fonds. Un ETF qui réplique le SMI encaisse bien les dividendes de ses vingt lignes, qu'il distribue ou capitalise selon sa classe de parts. Vous ne perdez pas les dividendes en achetant un ETF SMI. Vous les perdez seulement dans le chiffre que vous lisez dans le journal.

Le plafond de 18 % vend les gagnants tous les trimestres

Depuis le 18 septembre 2017, aucune société ne peut peser plus de 18 % du SMI. Le plafond est appliqué à chaque révision trimestrielle. Il tombe aussi en cours de trimestre, de façon exceptionnelle, si deux sociétés dépassent ensemble le seuil de 20 %.

Cette règle n'est pas cosmétique. Elle transforme la nature de l'indice.

Un indice pondéré par la capitalisation laisse courir ses gagnants : plus une société monte, plus son poids augmente, sans intervention. C'est précisément ce qui fait qu'un indice large bat la plupart des gérants sur longue période, parce qu'il ne coupe jamais une position qui marche.

Le SMI, lui, coupe. Quand Roche ou Nestlé franchit 18 %, l'indice ramène le poids à 18 % au trimestre suivant et redistribue l'excédent sur les dix-neuf autres. Autrement dit, le SMI vend systématiquement ce qui monte le plus et achète le reste. C'est une stratégie de rééquilibrage, pas une exposition passive au marché suisse.

Ce n'est ni bon ni mauvais en soi. Le rééquilibrage vers les perdants relatifs est une stratégie documentée, qui aide dans les marchés qui oscillent et qui pénalise dans les marchés qui suivent une tendance longue portée par quelques titres. Mais c'est un choix actif, appliqué à votre place, dans un produit vendu comme passif.

Pourquoi ce plafond existe-t-il ? Pour une raison réglementaire, pas financière. Les règles européennes encadrant les fonds coordonnés bornent le poids d'un émetteur dans un indice de référence. Sans le plafond, le SMI n'aurait pas été utilisable comme référence par les fonds européens. Le plafond a donc été posé pour ouvrir un marché, et il modifie au passage le comportement de l'indice.

SI vous voulez le SMI sans cette mécanique, il existe : c'est le SPI 20, créé en 2017 lui aussi, mêmes vingt sociétés, sans aucun plafond. Il est nettement moins diffusé, et beaucoup moins répliqué.

Trois sociétés, la moitié de l'indice

Le plafond de 18 % s'applique société par société. Il ne dit rien sur le cumul.

Au 31 mars 2026, les positions du iShares SMI ETF, qui réplique l'indice, donnent la photographie suivante :

SociétéPoids
Novartis17,85 %
Roche16,63 %
Nestlé15,20 %
Total des trois49,7 %

Trois lignes, la moitié de l'indice. Et un détail qui mérite qu'on s'y arrête : Novartis se tient à 17,85 %, soit à quinze centièmes de point du plafond de 18 %. Le plafond n'est pas une précaution théorique. Il mord, maintenant, et il déclenchera une vente au prochain trimestre si le titre continue de monter plus vite que les dix-neuf autres.

Ce plafond fait d'ailleurs un travail considérable. Rapportées à la capitalisation boursière et sans aucun écrêtage, les trois sociétés dépasseraient 60 % de l'indice. Le plafonnement ramène le trio autour de 50 %. Autrement dit, ce que vous jugez déjà concentré est en réalité la version corrigée.

Un investisseur qui achète un ETF SMI en croyant acheter « le marché suisse » achète en réalité, pour la moitié de sa mise, trois sociétés. Et pas trois sociétés quelconques : deux laboratoires pharmaceutiques et un groupe agroalimentaire. Le reste, banques, assurances, industrie de précision, chimie de spécialité, se partage l'autre moitié.

Cette structure a une signature de comportement très nette. Ce sont trois valeurs dites défensives, à revenus réguliers, peu sensibles au cycle économique. Un portefeuille suisse construit sur le SMI est donc, sans que cela soit jamais annoncé, un pari sectoriel sur la santé et la consommation de base.

Le corollaire mérite d'être posé franchement : la performance d'un ETF SMI dépend d'abord de la performance de trois entreprises. Un accident réglementaire sur un médicament, une décision de justice, une rupture de brevet, et près d'un sixième de votre exposition suisse bouge d'un coup. Ce n'est pas un risque théorique, c'est la conséquence arithmétique d'un indice de vingt lignes dont trois pèsent la moitié.

C'est très exactement ce que le SPI est censé corriger. Voyons ce qu'il corrige vraiment.

Poids cumulé de Novartis, Roche et Nestlé : plus de 60 % en capitalisation pure, 49,7 % dans le SMI après le plafond de 18 % au 31 mars 2026, et 41,8 % dans un indice suisse large.
Le plafond de 18 % ramène le trio de plus de 60 % à 49,7 %. Élargir au marché entier ne fait gagner que sept points de plus.

Passer au SPI ne règle pas la concentration, il l'atténue

Voici le point où l'intuition se trompe le plus souvent.

Le SPI compte plus de deux cents sociétés contre vingt pour le SMI. On en conclut naturellement que la concentration disparaît. Elle ne disparaît pas, pour une raison simple : le SPI est lui aussi pondéré par la capitalisation, et il n'applique aucun plafond.

Novartis, Roche et Nestlé ne deviennent pas petites parce qu'on a ajouté cent quatre-vingt-dix voisines. Elles restent les trois plus grosses capitalisations du pays. Sur un indice suisse large, leur poids cumulé ressort autour de 42 % au printemps 2026, contre 49,7 % pour le SMI.

On passe donc, en gros, d'un indice où trois sociétés font la moitié à un indice où trois sociétés font les deux cinquièmes. Sept points d'écart. C'est une amélioration réelle. Ce n'est pas la diversification que le nombre 200 laisse imaginer.

Une façon utile de vérifier cela soi-même : ouvrir la fiche mensuelle de l'ETF, chercher la ligne des dix premières positions, et lire le pourcentage cumulé. C'est le seul chiffre qui compte, et il est publié tous les mois. Le nombre de lignes du fonds, lui, ne dit rien.

Si votre objectif réel est de réduire le poids des trois géants, ni le SMI ni le SPI ne le font. Il faut alors changer d'outil : un indice équipondéré, ou un indice de moyennes capitalisations suisses, ou tout simplement réduire la part de la Suisse dans le portefeuille au profit d'une exposition mondiale. La Suisse pèse quelques pour cent d'un indice monde. Le biais domestique est un choix qui se défend, mais il doit être conscient.

Ce que le SPI apporte vraiment : la profondeur du marché

Si le SPI ne règle pas la concentration, qu'apporte-t-il ?

Deux choses mesurables.

La couverture. Le SMI représente environ 75 % de la capitalisation du marché suisse. Le SPI en couvre environ 95 %. Le quart manquant du SMI n'est pas du bruit : ce sont les moyennes et petites capitalisations cotées à Zurich, un tissu d'entreprises industrielles, technologiques et de services que le SMI ignore entièrement.

Un profil de risque différent. Les moyennes capitalisations n'ont pas le comportement des trois géants défensifs. Elles sont plus sensibles au cycle, plus volatiles, et historiquement porteuses d'une prime de rendement sur très longue période dans la plupart des marchés développés. Les ajouter change la composition du risque, même si leur poids cumulé reste modeste dans un indice pondéré par la capitalisation.

Et la profondeur de l'indice a un effet secondaire souvent oublié : elle réduit la dépendance à un événement d'entreprise unique. Deux cents sociétés, cela reste deux cents rapports annuels, deux cents équipes de direction, deux cents trajectoires. Le SPI ne vous protège pas d'une mauvaise nouvelle chez Roche, mais il ne fait pas reposer l'intégralité du reste sur dix-neuf lignes.

À noter pour qui veut isoler cette partie du marché : la portion du SPI qui exclut les composants du SMI est publiée séparément, sous le nom SPI Extra. C'est l'outil adapté si vous détenez déjà les grandes capitalisations par ailleurs et que vous cherchez uniquement le complément.

Ce que coûtent les deux familles, frais et droit de timbre compris

Les frais de gestion ne départagent pas les deux camps. Ils sont bas des deux côtés.

Sur le SPI, les deux produits de référence sont le UBS Core SPI ETF CHF (CH1416135338 pour la part capitalisante, CH0131872431 pour la distribuante), à 0,09 % par an, et le iShares Core SPI (CH) (CH0237935652, ticker CHSPI), à 0,10 % par an. Un point de base d'écart, soit un franc par an pour dix mille francs investis. Ce n'est pas un critère de décision.

Les ETF sur le SMI se situent dans une fourchette voisine, généralement un peu au-dessus. Là encore, l'écart de frais de gestion entre les deux familles se compte en quelques points de base et pèse infiniment moins que le choix de l'indice lui-même.

Le poste que les comparateurs oublient est ailleurs.

Le droit de timbre de négociation. Chez un courtier suisse, chaque achat et chaque vente supporte 0,075 % pour un titre suisse et 0,15 % pour un titre étranger. Les ETF SPI et SMI cités ici sont de droit suisse : ils relèvent du taux réduit de 0,075 %. C'est un des rares cas où le domicile suisse d'un fonds vous coûte moins cher qu'un équivalent luxembourgeois ou irlandais, qui serait taxé à 0,15 %.

Sur un achat de 10 000 francs, cela fait 7,50 francs contre 15 francs. Modeste sur une opération. Significatif pour qui verse tous les mois : à douze achats par an, l'écart devient structurel, et il s'ajoute au courtage de votre banque, lequel dépasse souvent les frais de gestion annuels du fonds dès la première transaction.

Autrement dit, sur un ETF suisse, votre coût principal n'est presque jamais le TER. C'est ce que vous payez pour entrer et sortir.

Verdict, et la question qu'il faut se poser avant

Entre le SMI et le SPI, le SPI est le meilleur véhicule pour une exposition suisse unique et durable. Il couvre 95 % du marché au lieu de 75 %, il n'applique pas de plafond artificiel qui vend les gagnants chaque trimestre, il inclut les dividendes par construction, et il se réplique à 0,09 % par an. Le SMI garde un usage : celui d'un instrument liquide et très connu, pratique pour une position tactique ou pour un lecteur qui veut suivre exactement le chiffre du journal.

Mais la vraie question se pose en amont, et elle est plus importante que le choix entre les deux.

La Suisse pèse quelques pour cent de la capitalisation boursière mondiale. Un portefeuille construit autour d'un ETF suisse, quel que soit l'indice retenu, concentre l'essentiel de son risque sur une économie de neuf millions d'habitants, et pour près de la moitié sur trois sociétés de deux secteurs. Ce n'est pas une erreur : la proximité, la devise de référence et la fiscalité justifient un biais domestique. C'est un choix, qui doit être chiffré comme tel.

La question à trancher n'est donc pas « SMI ou SPI ». C'est « quelle part de mon portefeuille en actions suisses », et ensuite seulement « avec quel indice ». Répondre dans cet ordre évite le piège le plus fréquent : croire qu'on a diversifié parce qu'on est passé de vingt à deux cents lignes, alors que les trois mêmes sociétés continuent de porter deux cinquièmes du résultat.

Points clés

  • Le SMI diffusé partout est un indice de prix : il exclut les dividendes. Le SPI est un indice de performance qui les réinvestit. Comparer directement leurs performances n'a aucun sens ; la comparaison honnête est SMIC contre SPI.
  • Depuis le 18 septembre 2017, aucune société ne peut dépasser 18 % du SMI. L'indice vend donc mécaniquement ses gagnants à chaque révision trimestrielle : c'est une stratégie de rééquilibrage vendue comme une exposition passive.
  • Au 31 mars 2026, Novartis pesait 17,85 %, Roche 16,63 % et Nestlé 15,20 % du SMI, soit 49,7 % à elles trois. Novartis se tient à quinze centièmes de point du plafond de 18 %.
  • Sans écrêtage, ces trois sociétés dépasseraient 60 % de l'indice en capitalisation : la concentration que vous constatez est déjà la version corrigée.
  • Passer au SPI n'annule pas cette concentration : le SPI est lui aussi pondéré par la capitalisation et sans plafond, les trois mêmes sociétés y pèsent environ 42 %, soit sept points de moins seulement.
  • Le vrai apport du SPI est la couverture : environ 95 % de la capitalisation suisse contre 75 % pour le SMI, soit tout le tissu des moyennes capitalisations que le SMI ignore.
  • Les frais ne départagent pas : 0,09 % pour le UBS Core SPI ETF, 0,10 % pour le iShares Core SPI. Un point de base d'écart ne décide de rien.
  • Le poste de coût réel est le droit de timbre : 0,075 % par transaction sur un ETF de droit suisse, contre 0,15 % sur un équivalent irlandais ou luxembourgeois.

Questions fréquentes

Le SMI inclut-il les dividendes ?

Non. Le SMI publié par la presse et affiché par les plateformes est un indice de prix : il suit uniquement les cours et enregistre le décrochage du cours au détachement du dividende sans jamais comptabiliser l'encaissement. La version avec dividendes réinvestis existe et s'appelle le SMIC, pour SMI Cum Dividend, mais elle est très peu diffusée. Attention à ne pas en tirer de conclusion sur les fonds : un ETF qui réplique le SMI encaisse bien les dividendes de ses vingt lignes et les distribue ou les capitalise selon sa classe de parts.

Pourquoi le SMI plafonne-t-il les poids à 18 % ?

Pour une raison réglementaire, pas financière. Les règles européennes encadrant les fonds coordonnés limitent le poids qu'un émetteur unique peut occuper dans un indice de référence. Sans ce plafond, appliqué depuis le 18 septembre 2017, le SMI n'aurait pas pu servir de référence aux fonds européens. L'effet secondaire est financier : à chaque révision trimestrielle, l'indice ramène à 18 % toute société qui a dépassé le seuil et redistribue l'excédent sur les dix-neuf autres. Il vend donc ce qui monte le plus.

Un ETF SPI est-il vraiment plus diversifié qu'un ETF SMI ?

Plus, mais beaucoup moins que le nombre de lignes ne le suggère. Le SPI compte plus de deux cents sociétés contre vingt, mais il est pondéré par la capitalisation et n'applique aucun plafond. Novartis, Roche et Nestlé y restent les trois premières capitalisations et pèsent ensemble environ 42 % au printemps 2026, contre 49,7 % dans le SMI au 31 mars 2026. On passe d'un indice où trois sociétés font la moitié à un indice où elles font les deux cinquièmes, soit sept points d'écart. Pour vérifier vous-même, ouvrez la fiche mensuelle du fonds et lisez le poids cumulé des dix premières positions.

Quel est le meilleur ETF sur le SPI ?

Deux produits dominent et se tiennent à un point de base l'un de l'autre. Le UBS Core SPI ETF CHF affiche 0,09 % de frais annuels, en part capitalisante (CH1416135338) comme en part distribuante (CH0131872431). Le iShares Core SPI (CH), code CH0237935652 et ticker CHSPI, affiche 0,10 %. L'écart représente un franc par an pour dix mille francs investis : il ne doit pas décider du choix. Le critère utile est plutôt la classe de parts, capitalisante ou distribuante, selon votre situation fiscale et votre besoin de revenu.

Quel droit de timbre paie-t-on sur un ETF suisse ?

Chez un courtier suisse, le droit de timbre de négociation s'élève à 0,075 % sur un titre suisse et 0,15 % sur un titre étranger, à l'achat comme à la vente. Les ETF SPI et SMI de droit suisse relèvent du taux réduit de 0,075 %, soit 7,50 francs pour un achat de 10 000 francs, contre 15 francs pour un ETF irlandais ou luxembourgeois équivalent. C'est un des rares avantages de coût du domicile suisse. Il ne s'applique pas chez un courtier étranger, qui n'est pas assujetti.

Faut-il préférer le SPI 20 au SMI ?

Le SPI 20 réunit exactement les mêmes vingt sociétés que le SMI, mais sans le plafond de 18 %. Il a été créé en 2017, précisément quand le plafond a été introduit sur le SMI, pour conserver une version non contrainte. C'est donc l'indice à retenir si vous voulez une exposition aux grandes capitalisations suisses sans le rééquilibrage trimestriel forcé. Sa diffusion et son offre de fonds sont en revanche bien plus étroites que celles du SMI, ce qui en limite l'intérêt pratique.

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